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Claus Goedicke photographie des objets aussi élémentaires qu’essentiels à notre quotidien: ampoule, savon, pansement, marteau, crayon, pain, beurre, œuf, carotte, viande etc. Des choses que l’on voit et que l’on tient entre nos mains presque chaque jour, mais qui sont si courantes que l’on n’y fait à peine attention.

Claus Goedicke, né en 1966, a étudié la photographie à l’Académie des beaux-arts de Düsseldorf, à partir de 1995 comme étudiant en master de Bernd Becher. Au printemps 2017, le musée Josef Albers Quadrat Bottrop expose 70 de ses photographies prises entre 2007 et 2015.

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Il présente les objets individuellement, frontalement, de près et avec une lumière homogène qui accentue leur plasticité. Contrairement à la photographie commerciale qui utilise des moyens similaires, les objets         n’apparaissent pas neufs ou immaculés. Leur beauté limpide découle de leur fonctionnalité directe et de leurs traces d’usure.
Les fonds soigneusement choisis, montrant eux aussi des signes de vieillissement (froissés), égratignés, jaunis prêtent aux objets leur propre identité, une histoire, et aux photographies un certain caractère de portrait.

Hammer, 2009 Inkjetprints on Hahnemühle paper Image : 34 x 42,5 cm ; Paper : 42 x 59,4 cm Edition of 17 + 4 AP

 

Les images nous donnent une idée de l’importance que ces objets ont pour nous. En 1955, Walker Evans capture le charme émanant de tels objets banals dans sa série Beauties of the Common Tool, à propos de laquelle il déclare: « Une quincaillerie est une sorte de musée excentrique pour celui qui réagit à des formes simples, claires, et non stylisées. »

Exposition le 30 novembre 2017 jusqu’au 27 janvier 2018 à la Galerie Sage.
1 bis, avenue de Lowendal
75007 Paris, France
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