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29e Festival au Village du 7 au 15 juillet 2017

Lecture Publique de L’ultime scène de MonI Grégo par l’auteur.

LE 8 JUILLET de 15:00 à 19:00
Librairie du FestIval au Village de Brioux

Moni Grégo sera présente à la librairie pour une séance de signature de son livre « L’Ultime Scène » suivi de « Stances et substance pour un banquet de paroles »
L’Ultime Scène

Ode à la disparition de la scène de théâtre

La mort est là

Elle n’existe, juste, que pour rire des vivants et les tuer.

Elle est une blague.

Le Théâtre est là, juste pour rire de la mort et le tuer, juste dans le temps inouï de la représentation que nous vivons tous à travers le temps et l’espace du poème, inventant enfin, l’Humain entre nous, et ça, ce n’est pas une blague et la mort est vaincue.

Le Théâtre est vrai. La mort non.

Le monde est-il en ruines ?
Le théâtre est-il en ruines ?
La mort, si elle existe, est-elle en ruines ?
Oui ; mais même si le monde est foutu, la vie est intacte.
Alors ?

Alors : Moni. L’Actrice se dresse, sentinelle, pour garder le vrai vivant, le vrai théâtre, pour porter notre poème à tous, le verbe d’espérance, sachant que sous les ruines, les cendres, les BRAISES sont là et que « l’ode à la disparition de la scène de théâtre » n’est qu’une « ode à la renaissance perpétuelle du poème ».

Moni. L’Actrice souffle sur les braises et le feu reprend.

« Il le faut »

et la langue incendie à nouveau, notre possibilité d’être un jour, des HUMAINS, ensemble, ce que nous ne sommes, pas encore, tout à fait.

Transparente du verbe.

Moni. L’Actrice, têtue, dressée, tient dans ses mains les fraternités à venir, à construire, elle est gardienne éternelle.

Moni. L’Actrice est une et commune. Elle est nous tous. Elle tient dans son être le secret, le notre à tous, elle en meurt en jouant et elle rejoint la communauté rassemblée.

Face à tous ces menteurs qui nous parlent de la fatalité de la fin de l’Histoire, de la fatalité de la fin des idéologies, de la fatalité de la mondialisation.

Moni. L’Actrice porte en elle la vérité :

la fatalité de la révolte, celle, rebelle, des poètes.

Jean-Louis Hourdin