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Souffle Collectif présente
« ORPHEO » 

 

 

Inauguration de la sculpture en marbre :
Orpheus ab infernis reditus de Amir Roti.

La soirée sera suivi d’une performance
avec la participation de Dima Yaroshenko (UA) et le collectif StereOrpheo (UA/FR)
et d’une projection du film NEUF CORDES de Ugo Arsac  (FR)

Mercredi 26 avril 2017  à 20h00
Eglise Saint Merry 

 

ORPHÉO

Il faut parfois se replonger dans les mythes antiques pour éclairer les légendes qui s’écrivent dans le siècle où nous sommes.

La figure d’Orphée hante le sculpteur Amir Roti depuis deux ans.

Depuis son départ d’Ukraine alors en pleine guerre. De ce pays en proie aux cris et aux larmes, il retient l’éternelle persévérance d’artistes rencontrés sur place, et avec lesquels il a noué une amitié sans faille, dont Dima Yaroshenko, comédien et chanteur ukrainien.

En Dima, Amir a vu un modèle aux sens propre comme au figuré. Ce sont les traits de son visage qui ont inspirés sa sculpture Orpheus ab infernis reditus. Sa capacité à traverser la guerre, comme Orphée traversa les enfers, sans jamais cesser de chanter et célébrer la paix et l’harmonie lui ont donné le courage de tailler dans le marbre durant des jours, des mois et des années plus qu’une œuvre. Un monument de la résistance par les armes lyriques.

À la base de la performance théâtro-musicale par StereOrpheo – le mythe d’Orphée : son chemin sur Terre après sa sortie des Enfers sans Eurydice. C’est une mise en scène-réflexion sur le dévouement à l’amour, la douleur de la séparation, la vie d’artiste, sous le prisme d’une brève mais intense période d’une tournée : comme un jour, comme toute une vie. Chacun présent sur scène est Orphée, jouant de son instrument.

Quand Amir a commencé la taille de cette sculpture à Carrare en Italie, il a invité Ugo Arsac, artiste vidéaste, à créer une œuvre courte autour du mythe et de sa réinterprétation. Il en résulte « NEUF CORDES », un film de 20 minutes tourné en grande partie dans les carrières mythiques de Carrare, qui sera projeté à l’issue de la performance.

À cette occasion, une performance écrite et jouée par Dima Yaroshenko, et accompagnée par le groupe StereOrpheo, se déroulera autour de la sculpture. Une façon de s’imprégner de l’énergie qu’elle renferme et en dévoiler la véritable âme au public. Car cette œuvre fut, le temps de sa réalisation, un refuge pour Dima. Elle symbolise le fil d’Ariane dont sont tissés ses textes qui décrivent la réalité d’un artiste vivant dans un territoire en conflit.

Cette soirée performance et projection se tiendra le 26 avril 2017 à l’Eglise Saint Merry dans le quartier de Beaubourg et réunira l’ensemble des acteurs du projet. Elle présentera pour la première fois la pièce maîtresse «Orpheo» qui témoigne de la capacité à construire quand d’autres détruisent.

Encore aujourd’hui, l’art demeure une matière noble qui forge la révolte pacifiste. Il sait canaliser les tensions pour les transformer en champ des possibles. Fruit de trois années d’amitiés franco-ukrainiennes, de la rencontre entre le théâtre, la musique, la vidéo et la sculpture classique, Orpheo incarne un hymne aux mythes qui persistent.

BIOGRAPHIES

AMIR ROTI

Pierre-Amir Sasonne, ou Amir Roti, est un artiste plasticien français. Né en 1988 de deux parents sculpteurs marbriers, il a été bercé dès son enfance par la pierre. À l’adolescence il rentre profondément dans la culture du graf ti sous le pseudonyme de « ROTI ». En parallèle il commence à travailler en tant que tailleur de pierre puis sculpteur, sur des ouvrages tel que la tour Saint Jacques ou la Cathédrale Saint Jean.
Amir Roti a commencé à investir l’espace publique en peignant des fresques illégalement. Dorénavant reconnu dans son travail de peintre, il continue à explorer l’ambiguïté entre la légalité et la beauté au travers de la sculpture lapidaire. À Kyiv en janvier 2014, il a installé à Maidan une sculpture de cinq tonnes en marbre de Kehops, devenue un symbole à la suite des événements du 19 au 21 février 2014.

 

DIMA YAROSHENKO

Né en 1986 à Zhovti Vody dans l’Est de l’Ukraine, Dima Yaroshenko est un comédien et chanteur ukrainien. Diplômé de l’École Nationale de Théâtre de Kyiv, il est l’une des étoiles du théâtre Dakh dirigé par le metteur en scène Vlad Troïtsky. Il y incarne plus de 20 rôles différents. Pendant près de 10 ans il tourne avec la troupe du théâtre Dakh dans une soixantaine de théâtres en Pologne, Hongrie, France, Suisse, Angleterre, Allemagne et Russie. En 2013, il joue sous la direction du metteur en scène français Stéphane Ricordel, directeur du Monfort Théâtre, dans deux créations théâtro-musicales – « Stanzia », avec le groupe Dakh Daughters, au GogolFest à Kyiv et « En passant », en duo avec le comédien français Denis Lavant, à la Maison de la poésie et au Monfort Théâtre. En 2014, il rencontre à Paris le musicien et compositeur ukrainien Yuri Khustochka qui l’introduit au chant. Les deux artistes commencent à travailler ensemble sur la composition de la performance musico-théâtrale « StereOrpheo »

 

UGO ARSAC

Jeune réalisateur français né en 1992. Il commence ses études à l’École des Beaux Arts de Paris où il développe son regard plastique. Il af rme ensuite sa pratique de vidéaste aux Arts Décoratifs de Paris.

En 2015 il débute avec son premier lm, tourné entre l’Italie, et l’Ukraine « Neuf Cordes » qu’il écrit, réalise et produit. Puis en 2016 il réalise un nouveau lm documentaire « Jouons à la Guerre! » tourné à Taiwan. Il sera diplômé de l’Ensad en 2017.

 

StereOrpheo est un projet pluridisciplinaire qui réunit des pratiques artistiques très variées.

Les créateurs et les participants de la performance, le collectif StereOrpheo sont :

Dima Yaroshenko – acteur, metteur en scène, poète, dramaturge
Maryna Voznyuk – clavecin, composition
Andriy Nadolsky – batterie, composition
Hélène Abdéni – artiste visuelle, projection
Yuri Khustochka – basse, chant, machines, composition, production

Ils interprètent des hymnes orphiques de la part des “orphées” de tous les continents sur les textes de Dima Yaroshenko mais aussi de Allen Ginsberg, Sérgio Vieira, Francis Harte, poésies des cosaques ukrainiens, hokus contemporains.

NEUF CORDES

Quand Orphée revient des enfers sans Eurydice le monde ne lui apparaît plus le même. Dans un nouvel enfer taillé dans le marbre un voyage surréel l’attend. Entre l’Ukraine et les Caves de Carrare, il sera forcé de se confronter à la nature, au souvenir, à lui même.

Teaser : https://vimeo.com/172227767

INFORMATIONS PRATIQUES

Église Saint-Merry
76 Rue de la Verrerie, 75004 Paris

Accès métro Rambuteau (ligne 11),
métro Hôtel de Ville (lignes 11 et 1)

Le mercredi 26 avril 2017
à partir de 20h00
Entrée libre

Soutenu par S.T.ART Foundation